L'association environnementale CEDRE a adressé un questionnaire aux candidats à l'élection municipale. Nous y répondons en détail dans cet article. Nous avons reproduit en titres et en italiques les questions de CEDRE 1-espaces naturels 6,5 ha d’espaces naturels ont déjà été consommés depuis 2019, et 2 ha risquent d’être encore supprimés. (rue Renard et rue …
L’association environnementale CEDRE a adressé un questionnaire aux candidats à l’élection municipale. Nous y répondons en détail dans cet article.
Nous avons reproduit en titres et en italiques les questions de CEDRE
1-espaces naturels
6,5 ha d’espaces naturels ont déjà été consommés depuis 2019, et 2 ha risquent d’être encore supprimés. (rue Renard et rue de la Libération)
Ainsi que vous le soulignez, la consommation d’espaces naturels ces dernières années est très importante. On peut parler de bétonisation. Les espaces naturels et agricoles existants doivent être sanctuarisés. Quant à la densification, elle doit se faire prioritairement près des gares. Or, nous sommes relativement éloignés des gares de Pontault-Combault, de Villiers, de Sucy et de Champigny. Ce d’autant plus que les transports en commun qui desservent la commune ne sont pas une régularité irréprochable ! L’augmentation du nombre de logements entraîne donc une circulation automobile et une pollution plus importante.
Dans le cadre de la loi ZAN (zéro artificialisation nette), comment comptez-vous préserver les espaces naturels boisés et agricoles de notre commune.
La municipalité sortante a toujours eu la volonté effrénée de construire de nouveaux logements. Les objectifs de construction de la préfecture ou du GPSEA leur ont souvent servi de justification. En dehors du fait que La Queue en Brie fait déjà sa part, la loi ZAN à laquelle vous faites allusion est justement un outil qui nous aidera à résister aux demandes excessives. Nous commencerons par rédiger un véritable rapport sur l’artificialisation des terres de la commune comme il est prévu par la loi. Celui soumis au conseil municipal du 19 décembre 2024 par les sortants est en effet bâclé et inexploitable.
Quel projet pour la propriété Edeline ? construction d’un établissement public, route ?
Concernant la propriété Edelyne, qui est le bois à droite de la route qui longe l’hôpital lorsqu’on se dirige vers Pontault-Combault, nous tenons à sa préservation car on y trouve des arbres rares. Nous sommes préoccupés par le fait que l’établissement public des Hôpitaux Paris Est Val de Marne qui en est propriétaire le laisse se dégrader. Cet établissement voudrait vendre la propriété à un promoteur afin de financer ses propres investissements.C’est actuellement impossible car les plans d’urbanisme successifs l’ont classé en zone naturelle. Nous voulons absolument que ça le demeure. La solution serait que l’agence régionale chargé des espaces naturels achète cette propriété. Nous négocierons dans ce sens. Quant à la petite portion adjacente à la rue de Paris qui pourrait accueillir un établissement public d’après le plan d’urbanisme, ce n’est pas à l’ordre du jour pour nous. Il n’est pas non plus question de faire passer une route par la propriété Edelyne.
2- OAP Chemin de la Montagne
Pour le projet du Chemin de la montagne. Nous sommes résolus à revenir au projet initial qui était de 200 logements avec maximum 2 étages. Le projet devra prendre en compte le risque d’inondation mais l’entretien du ru ne se limite pas à son périmètre. C’est une raison supplémentaire de réduire sa densité. Cette réduction permettra également de réduire la circulation supplémentaire.
Approuvez-vous de créer un accès par Edeline ou par le chemin de la Montagne.
Nous sommes opposés à créer un accès routier par Edelyne ainsi qu’à ouvrir le chemin de la Montagne aux automobiles jusqu’à Pontault-Combault. Ce serait l’assurance que plus de véhicules viendraient traverser La Queue en Brie depuis Pontault pour gagner la RD4 !
Comment créerez-vous la continuité écologique qui passe par l’OAP?
Pour le moment, le PLUi ne parle pas tant de continuité écologique que “de créer un principe de coulée verte centrale support de biodiversité et arborée”. Nous craignons que ce “principe” reste théorique si la majorité municipale ne change pas. En ce qui nous concerne, c’est le fait de réduire la densité du projet qui permettra de créer une véritable continuité écologique en libérant l’espace nécessaire.
Sur la partie haute de l’OAP du chemin de la Montagne, est prévu un parc en lieu et place des bâtiments industriels actuels.
Comment expliquez-vous qu’il soit classé en zone urbaine dans le PLUi ?
Nous l’expliquons par le fait que ce projet a été improvisé, au cours de l’enquête publique sur le PLU intercommunal, ce qui a d’ailleurs empêché la population de se prononcer en connaissance de cause sur la carte qui a finalement été adoptée par le conseil de territoire. Si nous sommes élus, nous nous engageons formellement à ne pas recourir à ce genre de subterfuge pour faire passer en force un projet.
Approuvez-vous de créer un espace vert à la place des bâtiments en haut du chemin de la Montagne et parallèlement d’envisager de détruire l’espace boisé d’Edeline pour installer une école ?
Nous ne l’approuvons pas car la création de cet espace vert, qui ne vise qu’à faire avaler aux riverains la construction d’immeubles de 14 mètres de hauteur, impose de densifier encore plus le projet sur le reste du périmètre. De plus, la création de ce parc sera à la charge de la collectivité. Il faudra détruire le bâtiment industriel qui occupe cette emprise, dépolluer et renaturer le site. Il y a fort à parier que si la majorité actuelle est reconduite, les 360 logements seront construits sur la partie basse du site alors que le haut demeurera une friche industrielle.
Nous n’avons pas prévu de détruire de l’espace boisé sur Edelyne pour y installer une école.
3- Qualité du Morbras
Comment interviendrez-vous auprès des communes en amont qui rejettent des eaux usées et provoquent des inondations sur notre commune.
Les inondations sont plutôt provoquées par l’écoulement des eaux pluviales qui est fortement aggravé par l’artificialisation des sols en amont de la commune. Lorsque le Morbras sort de son lit, il charrie tous les déchets qui trainent sur les rives.
La compétence eau et assainissement appartient au GPSEA. Il conviendrait que les futurs conseillers territoriaux s’investissent dans les commissions responsables de ce domaine et que l’un d’eux soit volontaire pour participer au syndicat mixte Marne Vive qui s’occupe également du Morbras et dont les intercommunalités d’amont font partie. Nous nous engageons à le faire.
4-Eclairage public
Comment envisagez-vous de diminuer l’impact des éclairages publics (mise aux normes, variateurs …)
Nous voulons accélérer le changement des luminaires pour tous les faire passer à l’éclairage LED. De plus, nous prévoyons d’installer des capteurs de présence pour les lampadaires et baisser la luminosité la nuit.
5- le SDRIFe prévoit un transport bus en site propre le long de la RD4.
Comment envisagez-vous sa réalisation ?
Le SDRIF-E prévoit effectivement le “principe” d’un transport en commun en site propre sur la RD4. Le problème est que ce document est rempli de bonnes intentions mais que la majorité de Droite au Conseil régional a pris garde de le rédiger de façon à ce qu’il soit le moins contraignant possible. Nous voulons que ce principe devienne une réalité avec un couloir réservé aux transports en commun qui reliera le rond-point de Pincevent à la future gare du Grand Paris Express et RER E. Nous négocierons sans relache cette réalisation au niveau du GPSEA, du département et de la région
6-Charte des arbres
Engagez vous à respecter les périodes de nidification pour élaguer ou couper les arbres malades ? Engagez-vous à respecter strictement les boisements de notre commune ? Comment ?
Nous voulons favoriser la biodiversité et la pollinisation en négociant une transition vers des cultures biologiques sur les terres agricoles, en maintenant la tonte raisonnée des espaces verts et en limitant la taille des arbres aux mois de septembre à mars.





